ASSOCIATION SUBIRUSEKE / RETROUVE LE SOURIRE

EN France et au Rwanda

 

 

PRÉSENTATION DE L'ASSOCIATION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le mot de la présidente fondatrice Amélie Schafer

C'est en juin 1995, un an après le génocide perpétré contre les tutsi, que nous avons créé l'association «Subiruseke : Retrouve le Sourire» dénomination qui s’est imposée lorsqu’une veuve nous a dit, après un récit insoutenable : «pensez-vous que nous pourrons rire à nouveau, qu’un jour nous pourrons redevenir des humains» ?

 

Créer les liens détruits par le génocide

 

Un génocide cherche toujours à détruire un peuple et sa descendance, à anéantir toute possibilité de transmission: il s'attaque à l'humain, à sa mémoire, à sa culture. Au Rwanda, la plupart des rescapés n’ont plus ou presque plus d’enfants, les enfants n’ont plus de parents, plus de tantes, plus de cousins, plus d’oncles… Aujourd’hui on rencontre au Rwanda les personnes qui ne vivront plus jamais les rituels qui rythment la vie, qui n’auront pas l’occasion de vivre une naissance, de marier leur fils ou leur fille, de visiter un parent malade, d’enterrer un des leurs, mort de vieillesse.

 

Des espaces de rencontres et d'échanges

 

L’association a appuyé et a soutenu directement les bénéficiaires en créant des espaces de rencontres et d’échanges afin de faciliter la reconsctruction. Des activités créatrices telles que le batik, la réalisation de petits objets d’arts, mais aussi la création d’une troupe de danse, le théâtre, le chant et la poésie, permettent de reconstruire l’estime de soi et favorisent le savoir–faire et la transmission culturelle des plus âgés aux plus jeunes dans un lien trans-générationnel.

 

Le centre est ainsi le lieu de tissage de liens nécessaires pour rompre l’isolement. Les femmes s’y rencontrent deux fois par semaine pour réaliser des travaux de vannerie. En dehors du fait qu’il s’agit d’une activité génératrice de revenus pour elles, c'est aussi un moment de rencontre pour échanger. Elles partagent l’horreur, entendue par exemple dans les gacaca, ces tribunaux populaires, qui jugent, en public, les génocidaires. Elles se soutiennent lorsque le fardeau du génocide devient trop lourd à porter seul.

 

Redonner espoir et dignité, retrouver une place qui a été déniée et faire partie à nouveau de la communauté des vivants; retisser des liens de confiance, voilà le défi de notre association.

Le mot de la présidente : Martine Rondeau (avril 2013)

Depuis sa création il y a 11 ans, l'association française Subiruseke-Retrouve le sourire s'est élargie, a grandi, est allée à la rencontre de son association jumelle au Rwanda.

Amélie Schafer, sa fondatrice, garde en son sein une place de choix, mais laisse l'association évoluer avec une autre présidence et une équipe renouvelée.

Cette association garde aujourd'hui, 19 ans après le génocide des Tutsi, toute sa raison d'exister.

Elle est signe et mémoire en France du passé douloureux du Rwanda.

Elle est appui et soutien aux amis rwandais, ceux qui vivent en France et ceux, rescapés ou victimes, qui vivent au Rwanda, en particulier sur la colline de Rutonde.

C'est là le sens des actions qu'elle conduit pour informer, faire mémoire et pour aider financièrement les Rwandais de Rutonde. Et plus largement faire oeuvre de paix.